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Entretien avec Hélène Brevet, Directrice marketing EMEA de Scoopit Content Director

Content Director est le software de content marketing créé il y a plus d’un an par le Franco-américain Scoopit, leader de la curation de contenu. Content Director est aujourd’hui distribué tant aux Etats-unis qu’en Europe – avec de premiers résultats encourageants dans un écosystème ou l’évangélisation du content marketing n’en est qu’à ses prémisses. Sa particularité ? Etre l’un des rares softwares français de content marketing s’adressant exclusivement aux PME.

Pour en savoir plus sur la gestation de Content Director et sur sa commercialisation en France, nous avons pu interviewer Hélène Brevet, Directrice marketing EMEA de Scoopit Content Director qui est – notamment – à l’origine de la création (récente) et de la gestion du blog Scoopit France.

La phrase brainstorming : « grâce à notre outil de curation, nous avons pu disposer d’une position privilégiée pour observer et comprendre les facteurs clés de succès d’une stratégie de contenu. Et si la première étape obligatoire est de publier des contenus de qualité, nous avons pu constater qu’il fallait également parfaitement maîtriser tout un cycle : planification, création et donc souvent collaboration, distribution, analyse de la performance et amplification des résultats ».

La p’tite phrase qui tue : « En France, je dirais que l’objectif principal des marketeurs est encore très orienté SEO : « il me faut plus de contenu de qualité pour améliorer mon SEO, être plus visible sur les résultats de recherche, etc » (…) la génération de leads est encore beaucoup moins une finalité qu’aux Etats-unis ».

Comment l’équipe Scoopit a-t-elle eu l’idée de la création de Content Director ?

Depuis plus de 4 ans, nous aidons des millions de professionnels – et notamment beaucoup d’entreprises – à développer leur visibilité en ligne à travers la curation de contenu. Ça nous a donné une position privilégiée pour observer et comprendre les facteurs clés de succès d’une stratégie de contenu. Et si la première étape obligatoire est de publier des contenus de qualité, nous avons pu constater qu’il fallait également parfaitement maîtriser tout un cycle : planification, création et donc souvent collaboration, distribution, analyse de la performance et amplification des résultats. Tout ça est à la fois difficile et chronophage et nous avons donc développé notre technologie qui aide énormément en apportant des données sur la performance et en automatisant ce qui peut l’être.

La commercialisation se fait à la fois en Europe et aux Etats-unis. Dans quels pays/continents, recevez-vous le « meilleur » accueil ?

Scoopit Content Director a été lancé il y a un an en même temps aux Etats-Unis et en Europe. Aujourd’hui nous avons plus de clients aux Etats-Unis car le marché est plus mûr, mais nous avons de bons retours que ce soit en France ou aux Etats-Unis.

Quels sont les premiers résultats ?

Nos clients utilisent Content Director avec un objectif bien précis : que ce soit bloguer plus, être mieux référencé sur les moteurs de recherche ou encore générer plus de trafic ou de leads. Avec nos analytics, ils sont capables de suivre précisément toutes ces métriques. Nous signons nos premiers renouvellements (un an d’existence et licence annuelle) donc c’est plutôt bon signe :).

Plus sérieusement, je vous propose de regarder le témoignage de Grégory Saccomani de Docapost, qui utilise Scoopit Content Director depuis quelques mois. Il est intervenu lors du dernier petit-déjeuner Scoopit organisé à Paris.

Quels sont vos principaux concurrents en France comme aux US ?

En France, certains acteurs vont être concurrents sur des fonctionnalités spécifiques de notre produit. Par exemple, Hootsuite ou Buffer vont permettre de diffuser son contenu sur les réseaux sociaux. Cela fait partie de notre offre, parmi tout un panel de fonctionnalités qui répondent aux besoins du marketeur sur tout le cycle du contenu. Hootsuite ou Buffer eux répondent qu’à un seul de ces besoins.

On peut également penser à Curata, Newscred ou encore Uberflip mais qui sont plus focalisé sur les grosses entreprises alors que nous sommes clairement orientés pour les petites équipes marketing.

Selon toi quelles sont les particularités de l’industrie française du content marketing ?

Le marché français est moins mature que le marché américain quand on parle de Content Marketing. Cependant, les marketeurs s’intéressent de plus en plus à ce sujet car ils ont bien compris que c’était un élément incontournable de leur stratégie marketing.

Le marketing d’aujourd’hui est clairement un marketing ROIste. Les entreprises veulent bien investir en marketing, si ça leur rapporte.

Ces dernières années, le SEO et SEM ont eu le vent en poupe. Travailler ses campagnes Adwords est toujours aussi important mais ça ne suffit plus. Quant au SEO, les bonnes recettes d’hier ne sont plus efficaces aujourd’hui. On ne peut plus miser sur les stratégies de backlinks ou une optimisation hypra poussée de ses keywords. Aujourd’hui il nous faut du bon contenu pour satisfaire à la fois son audience et à la fois les moteurs de Google.

Un des gros challenges aux Etats-Unis pour les content marketeurs (métier qui existe encore très peu en France), c’est de générer des leads très qualifiés pour alimenter les commerciaux dont la mission sera par la suite, de transformer ces leads en clients. Les process sales sont d’ailleurs très organisés dans ce sens de l’autre côté de l’Atlantique.

En France, je dirais que l’objectif principal des marketeurs est encore très orienté SEO : il me faut plus de contenu de qualité pour améliorer mon SEO, être plus visible sur les résultats de recherche, etc. On a bien entendu des marketeurs qui parlent de génération de leads, mais c’est beaucoup moins souvent la finalité évoquée de prime abord. Quand on creuse, en effet, on comprend que pourtant les marketeurs ont pour but ultime de générer des leads qualifiés et des ventes, mais peu d’entre eux on déjà des process bien optimisés pour générer des leads grâce à leur contenu.

Je pense que le métier va se professionnaliser dans l’année à venir ou les suivantes. Dorénavant, nous sommes tous d’accord sur le postulat en vertu duquel le contenu est R.O.I. A présent, il ne reste « plus qu’à » (si je puis dire) le retranscrire opérationnellement dans les services marketing des entreprises, qu’elles soient côtées au CAC 40 ou qu’elles soient de taille plus humaine.

 

 

26 mai 2016

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