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6 tendances du marketing digital en 2016 – par Karine Abbou

Si l’on pouvait avoir une boule de cristal pour prédire l’avenir du marketing digital sans doute serions nous tous milliardaires. Imaginez un instant avoir la capacité de dire maintenant, ce dans quoi il faudra investir son temps, ses ressources, son budget pour accéder à notre Saint Graal à nous : un ROI positif ! Sauf qu’en retombant sur terre, nous savons très bien que les boules de cristal en digital, ça n’existent pas. Mais heureusement … nous avons les datas ! Nos expériences aussi. Et puis, quand on est les mains dans le « contenu » toute la journée comme bon nombre d’entre nous le sont, la partie finalement sympa c’est que nous nous sommes à peu près tous fait une opinion sur ce qu’allaient être les grandes tendances de l’année qui démarre.

C’est parti donc !

La boule de cristal des prévision du marketing digital pour 2016 !
La boule de cristal des prévisions du marketing digital pour 2016 !

1- Le marketing relationnel (marketing de l’engagement) deviendra incontournable

On estime à 2 milliards le nombre de consommateurs qui posséderont un smartphone en 2016 (voir prédiction #3 pour plus de détails). L’opportunité, voire le besoin, de rester connecter avec ses prospects en devenir et ses clients sera plus important que jamais. Le marketing relationnel s’est transformé : on est désormais loin d’un marketing relationnel qui suscite un engagement du client à court terme et des ventes individuelles ; désormais le fondement même du marketing relationnel est à présent de permettre un engagement à plus long terme et une fidélité plus forte avec son audience cible. Il permettra la réalisation de connexion clients plus significatives et consistantes, une meilleure génération de leads et ultimement bien sûr, des ventes.

2016 sera l'ère du marketing de l'engagement
2016 sera l’ère du marketing de l’engagement

Outre le fait que le smartphone soit devenu un outil de collecte de contenu H24, il permet désormais à n’importe quelle marque, une proximité perpétuelle du client et donc ouvre des opportunités exceptionnelles pour augmenter l’engagement et la loyauté consommateur – celle du consommateur 3.0 ;-).

2- Le marketing d’influence poursuivra son ascension

Sur le net la lutte pour faire partie de la conversation n’a jamais été plus vivace qu’en 2015 et 2016 sera encore plus dense. Pour les marques, remporter la bataille du earned media va devenir cruciale et l’un des meilleurs moyens d’y parvenir sera, pour chaque marque dans son industrie, de travailler avec ses influenceurs.

Les marques devront se transformer en média mais en média de niche, en vrais verticaux sur leurs industries. Ce sont ces niches qu’il faudra désormais cibler et au sein de ces niches, les commaunutés qui auront été créées et menées par des influenceurs. Déterminer la pyramide d’influenceur dans une industrie donnée deviendra en 2016 plus que jamais une étape déterminante de la distribution des contenus d’une marque, donc un pilier centrale d’une stratégie de contenu. De fait, les technologies permettant de déterminer ces influenceurs vont devenir les incontournables de toutes stratégies marketing et parmi elles,, celles qui auront su intégré à leurs algorithme les meilleurs critères de classement tiendront le haut du pavé.

Le marketing d'influence sera la grande tendance de 2016
Le marketing d’influence sera la grande tendance de 2016

3- Le mobile continuera naturellement sa croissance

Cette tendance-là est probablement la plus facile à prédire. Avec 3,65 milliards d’utilisateurs uniques de mobile dans le monde on peut parier sans trop prendre de risque que les entreprises seront bien sûr amenées à intégrer une fois pour toute le mobile dans leur stratégies marketing – quand ce n’est pas déjà fait depuis longtemps. Le mobile est en effet devenu le premier écran de la plupart d’entre nous. Facebook a d’ailleurs récemment indiqué que 75% de ses revenus étaient générés de publicité mobile.

En France, le baromètre trimestriel du marketing mobile en France édité par la Mobile Marketing Association France mettait en évidence plusieurs statistiques ne laissant plus de place au doute :

  • La part des smartphones dans les ventes de téléphoniques mobiles était ainsi de 83% au dernier trimestre 2015.
  • Près de 60% des français sont mobinautes et près de 93% d’entre eux sont entre 16 et 64 ans.
  • Près de 80% des mobinautes ont un usage quasi quotidien de leur smartphone

Design responsive, vidéos intégrées et autres éléments mobile seront un standard attendu par n’importe quel consommateur. Sauf que du point de vue du marketer, la priorisation sera de rigueur : l’espace limité de l’écran du smartphone n’offrant pas le même champ des possibles que les ordinateurs fixes ou portables. Ils devront prioriser : contenu facile à lire, call to action accessible et simple d’utilité, contact facile à prendre depuis un smartphone. Ceci sera a fortiori valable avec l’emergence des technologies portables et autres objets connectés.

Au passage, ce qui est valable pour les smartphones l’est également bien sûr pour les applis mobiles. Ainsi en France, plus de 8,7 millions d’utilisateurs utilisateurs ont téléchargé au moins 1 application au mois de septembre 2015. Et puisque les consommateurs feront de plus « tout » avec leurs smartphones (tant pour leurs achats que pour leurs recherches d’information précédents ces achats) doter son entreprise de son appli mobile ne sera bientôt plus une option mais une nécessité.

Le marketing mobile en croissance constante
Le marketing mobile en croissance constante

 

4- Les plateformes d’édition directes de contenu n’en sont qu’à leurs débuts…

2015 a clairement mis en évidence l’émergence d’une tendance qui va devenir massive en 2016 : celles de plateformes ayant réalisé qu’elles pouvaient devenir des plateformes d’édition de contenu autonomes et non plus seulement des plateformes d’intermédiation entre contenu et utilisateurs. Il ne leur as en effet pas échappé que la croissance de leur audience – et donc des sous substantiels générés par la publicité qui allait avec – allait aller crescendo. La découverte Snapchat, les articles instantanés Facebook (Instant Articles) , Google AMP, Twitter moments et autre LinkedIn Pulse ou Apple news font déjà de nombreuses vagues et poussent encore un peu plus le modèle de l’édition digitale au bord du précipice.

Jusqu’ici les réseaux sociaux favorisaient plus les interactions que les impressions. De fait, les choses pourraient changer. Mais d’ici à ce que d’un modèle de souscription les réseaux sociaux basculent ou y ajoutent un modèle fondée sur l’audience, il n’y a qu’un pas.

Alors certes, tous ces programmes en sont encore à leurs phases pilotes, il paraît fort probable que ces transformations de « simples » réseaux sociaux en plateforme d’édition digitale directe n’en soient qu’à leurs débuts … Le modèle économique du média traditionnel (on ou off line) va donc encore subir de nombreux remous… et si les éditeurs traditionnels cèdent trop vite aux sirènes de la seule augmentation de leur trafic en KPI clé, sur la durée, l’addition risque d’être salée.

La transformation des réseaux sociaux en plateforme d'édition de contenu
La transformation des réseaux sociaux en plateforme d’édition de contenu

5- Les ad-blocks vont générer une période de « correction » (d’assainissement ?) du marché publicitaire …

Les Ad-blocking vont continuer à diviser les entreprises entre celles qui font du marketing du « moi » et du marketing du « vous » et ce faisant, faire entrer le marché de la publicité dans une véritable période de correction – comme en bourse. Le pic a été atteint. Par les adblocks les utilisateurs ont dit « non » à des contenus publicitaires abusifs et ternissant leurs expériences on line. Dont acte. L’heure est à présent à l’assainissement. L’assainissement des contenus, l’assainissement des publicités « push » pauvres en créativité et trop grasses en « auto-congratulation ». Le marketing qui place la marque en héro et la publicité en réclame autopromotionnelle est révolue. Aujourd’hui le marketing est dicté par le contenu et la publicité devra être à valeur ajoutée informationnelle et/ou esthétiquement plaisante (quand ce ne sera pas les deux) pour être acceptée – entendre par là non blockée ! – par les utilisateurs.

L'explosion de l'usage des ad-blockers
L’explosion de l’usage des ad-blockers

Autrement dit, les Ad blocks vont faire la vie dure au contenu sans valeur ajoutée.

Sur ce point, les équipes en charge de la création du contenu d’une marque seront nécessairement challengés en 2016, c’est une certitude. Clairement, il va falloir une créativité maximale aux marketeurs et producteurs de contenus pour permettre pour hisser leurs contenus au rang de ceux que l’utilisateur a envie de consommer. Ce contenu-là va ainsi devoir gagner sa place aux cotés de ces autres contenus lus parce qu’ils sont simplement intéressant, engageant et apportent une vraie valeur ajoutée au lecteurs. Et lorsque l’on fait référence à la « place » de ces contenus, on ne parle donc plus seulement de la place occupée par celle actuelle du native advertising ou du contenu sponsorisé. On parle de la place d’un « vrai » contenu lié à la marque –  celui digne d’une vraie marque média.

6- Google + ne passera pas 2016

Depuis sa création il y a plus de 4 ans Google + a été un grand point d’interrogation pour tous les marketers digitaux. Un projet archi ambitieux impulsé par une des plus puissantes entreprises au monde et pourtant … Il y a quelques semaines, l’équipe Google +a annoncé une refonte complète du design du réseau dans une tentative de ressusciter le produit. Et alors que les fans de Google + ont repris espoir dans la pérennité du réseau, au final, cela semble réellement un peu tard. Outre la baisse substantielle tant de son activité que de son nombre de membres, le plus gros signe de la disparition future de Google + a sans doute été sa « désintégration » par Google, des autres projets de Google. Le fait même d’avoir tenté de faire de Hangout ou des photos, des produits autonomes des autres produits Google sont révélateurs de la disparition future de Google +. Bientôt les morceaux démembrés de Google + seront rattachés aux autres produits Google et le rêve que ce réseau social portait d’être une « expérience Google complètement intégrée » disparaîtra – tranquillement mais surement. Oui je confirme, et prends le risque d’être citée sur ce point : Google + ne passera pas 2016.

Bye bye Google + en 2016
Bye bye Google + en 2016

Pour retrouver toutes les statistiques des années 2015 et 2014 c’est par ici :

13 janvier 2016

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