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Les 17 ingrédients d’un bon post de blog

Le blog est l’outil technologique qui a réellement démocratisé la création de contenu et transformé chacun de nous en média ambulant – et influent … (le fameux et très convoité blogueur influenceur) et en content marketing, il est LE premier point d’entrée entre votre histoire et celle que vous souhaitez raconter à votre audience cible. En 2018, le blog est le type de contenu utilisé par près de 82% des marketeurs B2B. Un succès constant et qui ne se dément pas en dépit des critiques parfois formulées à son encontre.

D’ailleurs, une récente étude menée auprès de 1.173 blogueurs américains a mis en évidence plusieurs tendances qui méritent d’être soulignées :

  • Nous consacrons de plus en plus de temps pour rédiger un post de blog,
  • Ces posts de blog sont aussi plus long (plus de 2.000 mots en moyenne aujourd’hui contre 500 à 1.000 mots il y’ a 4 ans),
  • Nous dépensons de plus en plus d’argent pour le promouvoir
  • Et l’une des meilleures « techniques » pour placer ce post de blog dans le bon contexte (bonne personne, bon endroit, bon moment) est la collaboration avec les influenceurs.

Face à ces constats, j’ai eu envie de faire un p’tit récapitulatif de ce que je pense être les critères d’un bon post de blog. Et quand je dis « bon » post de blog, je pense d’abord à votre audience (bon = ce qui est pertinent pour elle et lui apportera de la valeur – ce qui par ricochet, vous sera bénéfique à vous aussi).

#1 Identifiez la communauté

Vous écrivez pour une communauté en particulier, commencez donc par l’identifier clairement et à chaque ligne écrite, gardez-là en tête. Des outils comment Traackr sont très (très!) utiles pour identifier tant les influenceurs de cette communauté que les mots-clés les plus utilisés dans les conversations de cette communauté.

#2 Lisez les contenus générés par cette communauté

Une fois circonscrite et nommée, identifiez les titres et/ou influenceurs dominants de cette communauté et lisez-les ! inscrivez-vous aux newsletters pour  mieux comprendre la nature des besoins informationnels de l’audience et la façon dont les membres de cette communauté y répondent. L’idée n’étant pas tant de « faire comme eux » mais simplement de mieux cerner (dans un premier sans l’aide de la technologie et juste avec votre bon sens) ce que vous comprenez du besoin, de comment il est adressé et de comment vous pourriez compléter/agrémenter la satisfaction de ce besoin.

#3 Choisissez le bon titre

Sans doute la partie la plus délicate. Je choisis en général toujours mes titres à la fin du post, rarement au début (sauf quand je suis certaine d’avoir le bon). Vos idées une fois exprimées, le titre vient en général tout seul. Deux considérations à prendre en compte :

  • Evidemment en SEO on vous apprend que le titre doit a minima contenir votre mot-clé. Certes. Mais cette approche toujours très geek de procédé n’est pas forcément la meilleure. Personnellement, je procède souvent de manière inversée. Quand j’ai une idée d’un sujet à aborder ou ait muri suffisamment une réflexion, je pose le tout par écrit et je ne me limite pas ni ne m’astreint (certainement) pas à vérifier toutes les trois lignes si j’ai bien mis mon mot-clé. C’est en revanche en me relisant que celui-ci me parait évident. Ou en tous cas, apparait comme étant logiquement celui qui doit être indiqué dans le titre (pas parce qu’il le faut pour des considérations SEO, juste parce qu’est le sujet que j’aborde donc ne pas l’indiquez dans un titre serait un non-sens).
  • Comment rédiger un titre accrocheur : souvent en insérant un chiffre dedans. Les stats démontrent que ces titres là cliquent plus que les autres. Je ne vais pas démentir (quand les chiffres parlent …) mais quand même tempérer : pas la peine non de plus de forcer le trait et de ne créer que des titres avec des titres. Ceux de mes titres qui ont le mieux marché étaient souvent ceux ou je posais une question un brin polémique ou ceux formulés sous forme d’injonction ou d’invitation à changer un comportement. De manière générale, ce n’est pas tant le titre qui compte que le fond du sujet traité. S’il est pertinent et correspond à un vrai besoin informationnel, il n’y a pas de raisons pour que le post de blog ne marche pas.

#4 Faites une introduction

Quelques lignes d’intro ou vous dites en 3-4 lignes max ce que vous vous apprêtez à développer sur une trentaine/cinquantaine/etc. Le résumé ou l’accroche qui va donner envie au lecteur de poursuivre sa lecture de votre prose.

#5 Vous êtes un journaliste  storyteller

Gardez en tête la trame d’un bon post : soit les 6 questions clés (qui, quoi, quand, ou, pourquoi, comment) ou regroupées en 3 (qu’est-ce que c’est, à quoi ça sert, comment ça marche). Quelque soient mes présentations (cours à des étudiants, formation à des pros ou entrepreneurs ou simplement explication à mes enfants) le triptyque « qu’est ce que c’est, à quoi ça sert et comment ça marche » est imparable. Structuré de la sorte, vous rendez simple tout sujet, même les plus techniques. Ca c’est pour la structure. Celle-ci posée, concentrez-vous sur le récit en filigrane dans le sujet que vous traitez.

#6 Soyez directs

Vous n’écrivez pas un article, vous racontez une histoire, partagez une expérience vécue : pas de blabla, pas de phrases ampoulées et verbeuses. Allez à l’essentiel.

#7 Soyez chaleureux 

Vous ne donnez pas un cours magistral, vous partagez une expertise à des passionnés comme vous. Vous participez à la naissance, au développement et/ou à l’évangélisation d’une communauté. Faites entendre votre voix de manière sympa, informelle mais correcte, comme vous le feriez avec un(e) ami(e).

#8 Soyez concrets et donnez des exemples vécus (et précis)

Partagez vos idées oui mais à condition que vous donniez un mode d’emploi concret de « ‘comment » on les met en application. Soyez précis. Donnez des exemples, des détails, des métriques, des statistiques. Quelque soient les sujets traités dans votre post de blog, tâchez toujours de donner un cas concret à partager. Si vous avez utilisé une techno, un service ou un outil particulier dans ce cas concret soyez fair-play, citez là. En général, les communautés sont des espaces collaboratifs qui s’appuient sur du concret.

#9 Offrez du contenu utile

Partager des outils, des templates, des infographies. Recommandez des bons articles, des bouquins incontournables ou des influenceurs à connaitre absolument. En un mot, soyez généreux, ne gardez pas les bons trucs pour vous. Et si vous ne l’êtes pas par conviction, soyez le par intelligence. La non générosité ne paye jamais…

#10 Soyez pédagogues (pas professoral)

Nous évoluons dans un milieu ou le « buzz » est loi. Un terme nouveau peut naître chaque jour et c’est justement en parlant que vous contribuerez à le faire « buzzer ». Mais pour cela encore faut-il que vous en expliquer le sens. Si vous le faites, restez humble, méthodique, pédagogique. Utilisez des structures grammaticales et un vocabulaire simple.

#11 Soyez informatifs (pas donneurs de leçons…)

Informer oui. Faire la leçon non. Vous faites partie d’une communauté. Chacun de nous en sait autant que l’autre et si ce n’est au même moment gardez présent à l’esprit que le novice d’un jour peut-être le serial-influenceur de demain. Profil bas et modestie … des vertus reines.

#12 Pas d’autopromotion

Evitez de faire trop d’autopromotion de vous et/ou de vos outils dans le corps de votre post. Utilisez plutôt l’espace dédié dans le « bloc auteur » à cette fin incluant photo / ligne descriptive telle que vous l’entendez de vous, vos activités, vos outils et la possibilité d’insérer des liens vers votre site. En plus d’être pénible à lire, l’auto-promotion est vraiment peu crédible. Ce que vous direz de vous-mêmes aura peu d’échos (ou pire, donnera de vous l’image de quelqu’un d’égotique, narcissique et prétentieux) et ne compte pas. C’est ce que les autres diront de vous qui sera entendu et cru. La meilleure façon de trouver le bon ton ? Concentrez sur la qualité de ce vous écrivez. Délivrer une matière informative intelligente, intelligible et utile. Le reste viendra en temps et en heure.

#13 Pas de contenu dupliqué

Ce qui va sans dire va parfois mieux en l’écrivant… évidemment, quelque soit le média ou blog sur lequel vous publiez votre post (et j’ai envie de dire, a fortiori si vous écrivez pour un tiers) votre contenu doit être original et exclusif. Si vous souhaitez publiez sur votre site ou le site d’un tiers, un contenu déjà publié ailleurs, replongez-vous dans les plus et moins du « no-follow ». Si vous souhaitez publiez sur un sujet déjà traité sur votre site ou sur le site d’un tiers, assurez-vous de ne pas faire juste du recopiage en changeant 2-3 mots par-ci par là.

#14 Pas trop de liens et/ou de liens pointant trop vers votre domaine

Un article truffé de liens hypertexte est à la fois difficilement lisible pour l’utilisateur et suspect pour Google. Ceux qui renvoient systématiquement vers le même domaine idem. L’un comme l’autre seront rejetés. Soyez vigilant et pas trop gourmand. Une popularité se construit sur la durée (donc avec de la patience et beaucoup d’efforts constants). Rien de mieux que le naturel pour obtenir des résultats « sains » donc durables.

#15 Citez vos sources

L’honnêteté éditoriale (certains l’appellent « intellectuelle ») est une des vertus des bons content marketeur. Si vous citez quelqu’un restituez lui la paternité de sa citation (les guillemets – mais sans italiques que Google n’aime pas – sont faits pour ca). Faites pointer un lien vers la source et indiquer la clairement.

#16 Insérez des images haute résolution (PNG/ JPEG)

Vidéos ou infographie avec le bon code et la bonne méthode. N’oubliez pas les balises Alt et les titres des images. Google images est parfois beaucoup plus efficace pour trouver de bons contenus que via texte, mais cela ne peut marcher que si vos images sont correctement nommées et optimisées. Cela fait partie des coulisses de la recette du bon blog post mais elles sont essentielles.

#17 Invitez à la conversation

Vous venez de terminer un contenu destiné à apporter, d’une manière ou d’une autre, une valeur particulière à toute ou partie de votre audience. Il est donc logique de conclure ce contenu a minima en lui demandant son avis, en lui proposant de commenter (commenter n’étant pas uniquement « passer de la pommade » apprêtez-vous aussi à lire des critiques – et répondez-y). Dans tous les cas, concluez par une invitation à la conversation soit via un commentaire, soit en proposant de la poursuivre ailleurs via un autre contenu que vous proposez d’adresser par le biais d’un bouton de call-to-action.

Que pensez-vous de ces 17 critères de définition d’un bon post de blog ? Si vous avez d’autres à ajouter, les commentaires ci-dessous sont faits pour ça ;).

 

5 décembre 2017

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